Virus du Voyage : une affaire de génétique ?

wanderlust

Wanderfull : c’est quoi ce nom de blog ?

Une petite explication de texte s’impose, spécialement à destination de mes amis et lecteurs peu anglophones… ou carrément anglophobes. Et puis, on ne peut pas en attendre moins d’un ex-khâgneuse que de faire un peu de version dans le texte 🙂

Alors voilà, je cherchais un nom pour ce blog et le mot « Wander » me trottait dans la tête depuis le début. Un jour le mot « Wanderfull » – totalement inventé, je précise – est arrivé jusqu’à mon petit cerveau et m’est apparu comme une évidence pour 3 raisons :

  • Parce que ça sonne comme « Wonderful » (« merveilleux » en anglais) et renvoie ainsi plein de belles ondes et d’énergies positives & optimistes, c’est carrément ce que j’aimerais faire au travers de ce blog ;
  • Parce que « Wander » veut dire « flâner, se promener, errer » et ici j’aimerais vous parler beaucoup de voyages et de rencontres faites au gré de mes vadrouilles, ici ou ailleurs ;
  • Parce que « Full » signifie « plein, rempli, qui déborde »… notamment d’énergies et d’envies… un peu comme moi, quoi ☺.

Le Wanderlust : le « virus du voyage »

Le « WANDERLUST » (cette fois, le terme n’est pas de mon invention) est un dérivé du mot « wander » bien connu de nos amis anglo-saxons.

Kézako ? Le Wanderlust (nom masculin) se définit comme un désir très fort, voire carrément un besoin irrépressible, de partir en vadrouille et explorer le monde.

Bon et bien voilà, on ne va pas tortiller du cul : le nom de ma « maladie » est ici clairement posée. J’en suis atteinte depuis plus de 20 ans et je préfère vous le dire tout de go : je n’ai toujours pas trouvé de remède pour la soigner (à part repartir)… et il ne semble pas que ça s’arrange en vieillissant. Pire, ça aurait même tendance à devenir de plus en plus grave, docteur.

Finalement, c’est comme toutes les addictions : plus tu es atteint, plus tu te soignes. Plus tu prends des fixes, plus tu es accro. Plus tu es accro, plus tu dois augmenter les doses et en prendre régulièrement. A ma connaissance d’ailleurs, il n‘y a pas de « rehab » prévue à cet effet. Pourtant, quelques VIPs semblent également atteints de ce syndrome (pour ne pas nommer les Brandgelina). Je suis en train de me dire qu’il y a peut-être un bizz à monter, en fait ☺.

wanderlust couleur

Mais madame, c’est la faute à la science et la littérature !

Certains serial-wanderers disent que les premiers symptômes sont apparus chez eux dès leur plus jeune âge. Ainsi, Julien Blanc-Gras (dont je recommande l’excellent livre à la fois désopilant et intelligent Touriste) prétend qu’il s’endormait enfant tous les soirs avec un globe terrestre dans les bras. Mythe ou réalité ? J’espère bien le rencontrer un jour et faire son interview pour le lui demander (donc, si tu connais Julien Blanc-Gras ou connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît JBG, merci de m’en informer, j’aimerais beaucoup le rencontrer, même si j’éprouve une pointe de jalousie car j’aurais aimé avoir assez de talent pour rédiger ses livres à sa place).

Mais trêve de digression. Là où je voulais en venir, c’est que j’ai lu récemment un article passionnant concernant la pathologie dont je suis atteinte. Imaginez mon soulagement quand j’y lis qu’il y aurait un gène spécifique aux « wanderers », le DRD4-7R.

Baptisé le « gène du wanderlust » – essentiellement du fait de sa corrélation avec un niveau accru de curiosité et d’agitation (agitée, moi ???) – il concernerait 20% de la population. Associé aux niveaux de dopamines dans le cerveau (tu sais, la fameuse hormone du plaisir), il expliquerait pourquoi les « wanderers » sont plus à même que la moyenne des gens de prendre des risques, d’adopter le mouvement, le changement et l’aventure comme mode de vie, d’explorer de nouveaux endroits, idées, relations…

Autre caution très crédible en matière de wanderlust : J.R.R. Tolkien. Dans son oeuvre mythique Le Seigneur des Anneaux, il écrit: « Not all those who wander are lost » (tous ceux qui errent ne sont pas perdus). Merci à toi, John Ronald Reuen, grâce à toi je vais peut-être enfin trouver un moyen de rassurer ma môman.

Seigneur des Anneaux Citation

Citation de Tolkien dans le Seigneur des Anneaux

Et toi qu’en penses-tu ? Wanderlust, génétique, ou une combinaison des deux ?

Tu as besoin d’un diagnostic te concernant, car toi aussi tu n’aimes rien au monde autant que la perspective d’un prochain départ ? J’ai la check list qu’il te faut pour identifier si tu es atteint des symptômes de cette « terrible » maladie.

4 commentaires

  • Cloé dit :

    Wanderfull ! Je vais faire lire cet article à ma maman qui comprendra mieux ce qui m’anime 😀 !

    • Raphaelle dit :

      Haha, merci Cloé. La maman qui stresse pour sa petite fille chérie qui part toujours se mettre dans des plans pas possibles à bab el oued… je connais. Puisse cet article aider ta maman à comprendre, effectivement ! Tu me raconteras ?

  • jean vander elst dit :

    Tout a fait génial, Raph,
    Ça fait un bail que tu m’as envoyé l’info sur ton blog, et…c’est aujourd’hui que je le découvre.
    Suis vraiment fier de toi et de tout ce que tu entreprends!
    Good luck,
    Parrraaaingggg

    • Raphaelle dit :

      Merci beaucoup Parrrainggg, j’espère que tu reviendras et que tu t’es inscris aux alertes pour recevoir les dernières nouvelles toutes chaudes quand elles sortent du four (j’ai qqs articles en préparation après un long silence… mais l’Internet en Zambie n’est pas la panacée…)

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